Avis | Aucun des Républicains présents sur la scène du débat ne renversera Trump

New York Times - 28/09
À en juger mercredi soir, ils n’essaient même pas.

Donald Trump ne sera pas vaincu par des extraits sonores. Il ne sera pas battu avec les jeux de mots. Ron DeSantis a critiqué à plusieurs reprises que Trump était « porté disparu » lors du débat présidentiel républicain de mercredi soir, tandis que Chris Christie a traité Trump de lâche et l'a baptisé « Donald duck ». Comme c'est très intelligent.

Et comme c’est totalement futile. Ils lançaient des fléchettes sur le favori absent alors que les missiles étaient de mise.

Trump a une avance gigantesque sur chacun d’eux, et rien n’indique qu’elle diminue. Il patine vers l’investiture du parti à la présidentielle. En chemin, il fait des quadruples axes de folie, des triples boucles piqués de provocation. Il fantasme sur l’exécution d’un général respecté et fétichise les armes à feu, ses propos se rapprochant de l’incitation à la violence. Il n’est pas désolé pour les émeutes du 6 janvier. À mes oreilles, il aimerait davantage d’où cela vient.

Mais l’un des sept candidats présents sur scène à la bibliothèque présidentielle Ronald Reagan à Simi Valley, en Californie, en a-t-il parlé ? Non. Mike Pence a critiqué Trump pour avoir voulu consolider trop de pouvoir à Washington, D.C. DeSantis a fait valoir que Trump, s'il était à nouveau président, ne pourrait remplir qu'un seul mandat, tandis que DeSantis, un nouveau venu à la Maison Blanche, pourrait en remplir deux.

Christie, le plus courageux d’un groupe timide, a exprimé avec éloquence à quel point Trump avait profondément divisé le pays, dressant ami contre ami et parent contre parent, et même si cela est malheureusement vrai, cela n’a pas non plus d’importance.

Le fait est que Trump n’a aucun respect pour la démocratie et aucune aspiration à l’autocratie. Le fait est qu’il continue d’escalader de nouveaux sommets de désarticulé. Le fait est qu’il doit remporter la présidence pour ne pas avoir à se soucier de vivre ses jours là où il appartient : derrière les barreaux.

Et peut-être que la seule chance dont dispose l’un de ces sept candidats pour l’arrêter et empêcher les dommages irréversibles qu’il causerait aux États-Unis avec quatre ans supplémentaires est de traiter un tyran de tyran, un menteur de menteur, un pyromane de pyromane. Aucun d’eux ne l’a fait.

Ils ont trop peur de sa colère et de celle de ses partisans. Alors pardonnez-moi si j'ai ri à chaque fois qu'ils parlaient de leadership, dont ils parlaient souvent mercredi soir. Ce ne sont pas des dirigeants. Ce sont des opportunistes qui laissent passer une opportunité.

Le désespoir de leur quête de la présidence et leur conscience croissante de cela se reflétaient dans tous les cris et discussions croisées...
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